Il
était une fois, une petite fille…! combien de fois ai-je
entendu ou lu ce début d’histoire !….seulement voilà, 60 ans
plus tard cette histoire que je vais étaler sur la table,
c’est la mienne…et soudain ce sont des révélations, mais oui !
je comprends mieux maintenant, pourquoi ?
Pourquoi la peur, pourquoi la quiétude ;
Pourquoi la souffrance, pourquoi le plaisir ;
Pourquoi la réussite, pourquoi l’échec;
Et
l’inévitable pourquoi moi.
Si je
veux témoigner aujourd’hui, c’est qu’après une vie
professionnelle réussie par la force du travail - ce qui est
bien pratique pour oublier ce qui fait mal - je me suis
retrouvée face à cette petite fille qui n’avait pas tout
compris de son parcours en brûlant les étapes. Ayant choisi le
partie de l’isolement et de la solitude, il y aura bientôt
deux ans, j’avais enfin décidé de sortir de ma tanière pour
assister à une conférence de Lise Bourbeau ; c’est là, la
première fois que j’ai rencontré une petite fée, nommée
Maryline VINET. Depuis, avec sa patience, sa douceur, son
sourire, elle m’a prise par la main - oh ! c’est une
image…quoique !- et elle m’a guidée vers la petite fille que
j’avais laissée derrière moi et ce voyage, croyez moi, fait de
grosses et chaudes larmes, de rires, de sourires, c’est le
plus beau cadeau que l’on puisse se faire….et pour y ajouter
un beau ruban rouge, Maryline m’a offert une soirée Biodanza.
La petite fille, elle était là ….plus rien d’autre que
l’amour, la joie, le plaisir, l’innocence retrouvée,
l’émerveillement et enfin et surtout l’envie. Vous savez?
l’envie, que vous avez finalement fini par étouffer parce que
le « nez sur le guidon », vous vous étiez condamnée à réussir.
Et puis cette soirée, tant pis pour les douleurs de
l’arthrose, oublié le handicap du surpoids, disparue
l’obligation des figures imposées, ce soir c’est programme
libre pour l’enfant enfouie sous les certitudes des grands et
le poids de l’éducation judéo-chrétienne.
Aujourd’hui grâce au travail que j’ai fait avec Maryline j’ai
compris que j’avais le droit de laisser exister cette petite
fille et le devoir de m’affirmer, sans rancune, sans colère
avec toute la compassion et l’humilité que je savais avoir.
Sur ce nouveau chemin, cette nouvelle porte qui s’est ouverte
j’ai aussi rencontré Marie Laure LUXEY, Dominique JARRI et
aussi d’autres personnes en d’autre lieux qui sont dans cette
dynamique de lumière et d’amour. Plus jamais la petite fille
n’aurait peur .
Je
m’appelle Dominique MATHIEU, j’étais Responsable des
Ressources Humaines à la Direction Générale d’une grande
entreprise nationalisée que j’ai quittée fin janvier 2000, je
suis titulaire d’un DESS de psychosociologie et je vais,
forte, tout de même, de mon expérience de vie professionnelle
réussie et de l’échec de ma vie amoureuse, redonner toute sa
place et sa liberté d’être à la petite fille qui n’avait pas
compris que sa vie, ça n’était pas forcément ce combat pour
être reconnue, ça n’était pas non plus donner ou offrir dans
l’espoir de recevoir même un petit peu, ça n’était pas encore
se nier et tout accepter afin d’être aimée.
Ma
devise était « rien n’est jamais acquis », je vais la garder
encore un peu mais le sens que je lui donnais et l’intention
ont complètement changés. Je suis enfin apaisée même si il y
a encore du travail. Merci à toi Maryline.
Dominique MATHIEU, Février 2008